Une alternance à Quest, une expérience 100% internationale !

Étudiante mais professionnel de demain, me voilà au carrefour de ma carrière professionnelle. En plein master 2 de management et commerce international, le moment tant attendu d’effectuer un stage ou une alternance pointe le bout de son nez. J'ai choisi la 2ème option, pour gagner de l'expérience professionnelle puis connaitre de l'intérieur les organisations de travail au sein d'une multinationale.

Après des stages en startup au Royaume-Uni ou en France et différents jobs étudiants dans l'évènementiel, la promotion, l’hôtellerie de luxe, le tourisme et même du volontariat, il était temps pour moi d’appliquer les connaissances acquises durant ces années d'études où le marketing me paraissait être une science exacte.

Après tout, cette opportunité me permettait de combiner mes passions pour l'innovation, les nouvelles technologies et l'international tout en utilisant mon double profil pour toucher à tous les aspects du marketing. Voilà, tout me paraissait plutôt logique.

Pourtant, j'étais loin de m'imaginer tout ce que j’allais apprendre et découvrir.

Une expérience internationale en restant à Montpellier

Tout a commencé avec le recrutement, après des entretiens avec la RH et les 2 managers marketing Europe du Sud de l'équipe, je suis pré-sélectionnée pour un autre entretien avec...le directeur marketing pour les régions Europe Moyen-Orient Afrique. Petit détail non négligeable, celui-ci dirige d’Angleterre. Je dois lui faire une présentation de proposition d'actions sur une solution SIM, utilisant 4 canaux et tout ça en Anglais, en audio conférence. La panique! Je ne connais pas les produits et en plus, on ne m’explicite pas ce qui est réellement attendu. Bon, je comprends qu'ici, on travaille en urgence et on attend que vous soyez force de proposition.

Je me lance pendant 30 minutes avec le directeur américain devant mes 2 futures collègues, en espérant qu'ils comprennent et adhérent à mes idées un peu out of the box. Après avoir déroulé ma présentation, une petite série de questions/réponses pour compléter mes recommandations. Finalement, je relève ce challenge. Ma différence : j’ose et je parle anglais.

Après cet exercice, je m'intègre au sein de l’entreprise et on m'annonce que je travaillerai avec des équipes virtuelles mondiales, la plupart du temps au téléphone et en partage d'écran grâce au fameux outil Skype for Business, qui allait devenir mon meilleur ami. Pour le côté international, je ne pouvais pas rêver mieux. J'étais servie.

Voyage d’affaires pour la « graduate » Europe du Sud

Cerise sur le gâteau, je suis conviée à un meeting interne pour l'équipe Europe après 2 semaines seulement, dans les bureaux de Bracknell afin d'échanger sur les différentes directions marketing à prendre. Autant vous dire, que j'avais l'impression d'être embarquée sur une autre planète. Serait-ce un voyage d'affaire? J'étais habituée à voyager le sac à dos sur le dos, à travailler à l'étranger avec mes propres moyens de jeune européenne en vadrouille, mais rien de tout cela. Effectivement, on peut noter une grosse différence entre vivre en coloc dans un flat ou une auberge de jeunesse à Londres en enchainant des petits boulots et venir à Bracknell dans le cadre d’un meeting. Une débutante qui devait mettre les mains dans le cambouis pendant une semaine avec des réunions d'équipes entre british, frenchy, spanish, italiens, allemands, portugais! L'auberge espagnole, en plus corporate. On a même eu droit à un petit gala pour Noël, une christmas party digne de ce nom! J'étais ravie.

Par la suite, la marseillaise que je suis, se rends à Paris sur un lieu d’exception pour l’organisation d’un évènement Toad et Shareplex avec une senior manager marketing de mon équipe. J’ai appris la planification et l’exécution d’un évènement en coordination avec l’agence de communication et la préparation du programme avec les commerciaux et ingénieurs avant-ventes. Auparavant, je travaillais plutôt à servir une clientèle haut de gamme internationale aux exigences rocambolesques.

Le Prunier à Paris pour le Toad et Shareplex user Forum 2016.

D'ailleurs, j'ai vite compris que je ne travaillerai pratiquement qu'en anglais. Je devais reporter à un management anglophone et mes coéquipiers à Montpellier, avaient trop l’habitude de notre jargon et de son anglicisme quotidien. Ce jargon, je peux vous dire que les premières semaines, je ne comprenais aucune conversation malgré des thématiques marketing et IT. Une d'entre elle était multilingue : anglais, espagnol, italien, arabe! Pas facile à suivre. Les traductions et présentations dans la langue de Shakespeare, étaient monnaies courantes. Lorsqu’il s’agissait de digital ou de contenus, il fallait collaborer en mode agile avec les équipes Marcom américaines, où réactivité et efficience sont les maitres mots.

J'avais bien fait de ne pas choisir l'option stage à l'étranger, que j'avais déjà expérimentée. J’étais tout bonnement dans le sud de la France, tout en ayant des collègues de différents continents avec qui je pouvais prendre mes pauses déjeuner et converser autour d’un café. L’Euro 2016, l’international Day, autant d’évènements sur site qui nous réunissent tous. Je ne perdais pas du tout en termes de brassage culturel. Après tout, j'étais dans une entreprise américaine. 

Les récents changements au sein de la structure ne feront que développer la richesse de ses équipes multiculturelles, toujours dispersées aux 4 coins du monde. Rien de mieux pour débuter une carrière internationale !

 

 
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